Sans rancune ma belle.

Sans rancune ma belle.

T'aimes traiter tes copines de salope, chienne et chaudasse, il paraît qu'ça donne du style à ton champ lexical de petite pétasse. Sur ton blog, besoin d'accents, de circonflexes, de m[ö]t$ ind3¢hiifr@ßl£, le tout ponctué par ces "lol" "mdr" "xtraPTDR" décidément indémodables. Des couleurs criardes, tu en fais ta dictature. Des hiéroglyphes de l'an 2000, couleur fushia en guise de parure. Mes yeux deviennent opaques à tant de déchets stylistiques, s'il te plaît amènes moi vite la loupe x 10, chérie.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 18:34

Modifié le mercredi 07 mai 2008 05:56

"Can't you see, you can be what you wanna be ..." Photo : Miles Davis

"Can't you see, you can be what you wanna be ..."  Photo : Miles Davis
Comment distinguer l'essentiel avec du sable sur les paupières, apprécier des couleurs couvertes de poussière ? Viens, franchissons le voile, que tu vois réellement à quoi ressemble la toile. Au fond, peu importe si tu n'es pas dans l'style. Comment kicker les apparences d'un battement de cils, quand il y a tant de fond de teint et tant de vernis, tant de teintes musicales ternies ? Je voudrais te guider, explorer tes idées. S'exiler pour exister, sans s'exhiber. J'ai ce goût amer d'un manque de diversité, l'inconfort d'un uniforme qu'on veut me faire porter. Eveillé, je lutte pour garder les yeux ouverts car le marchand de sable est passé. Du sable sur les paupières, mais du sable sous les pavés.
J'marche sans oeillères, l'oeil en face des trous, le monde à portée de mes deux yeux sans qu'ma vue se dédouble. J'aimerai plus de lumières pour ce monde flou, enlever le voile posé sur toi quand ton coeur souffre. Impressionniste plus que réaliste, un brin de panique t'embarque, poussé à la crise dans ce monde tragique. J'aimerai t'apaiser des cris qui persistent quand ces images tard le soir s'éternisent. J'aimerai t'emmener où la peur cesse, où la liberté a d'autres odeurs que weed et goût de sexe. Trop d'hommes s'arment de désillusion peu l'savent, trop s'enferment dans l'illusion, sont esclaves. Spectateurs sur ordinateur attendant le bonheur, prêts à vendre aux enchères dans des cyberclubs. Libres espaces enfermés dans une lucarne fade, putain de sable amassé sur tes paupières froides.
Fuis les spots et réveille toi. Crame ton poste et libère toi. Cesse de croire que t'as pas le choix, il ne tient qu'à toi de vouloir autre chose. Je rêve d'une pensée aux multiples facettes, que serge et son magnéto change la k7. Ecoutons la face B, l'autre côté, et sache que t'as pas que ton portable pour voter.
Rêves électriques dans des cages dorées. Amour plastique, à l'aurore beurré. Applique un baume si t'es torturé, un peu de magie pour ta survie. Un sentiment trouble qui ne date pas d'hier, quelques lignes qui le partage. Du sable sur les paupières, un grain de sable dans l'engrenage.



HP ft Kohndo - Du sable sur les paupières.

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 13:12

Modifié le mercredi 07 mai 2008 05:57

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Tout semblait si calme autour d'elle. L'impression qu'elle s'engoufrait dans une torpeur profonde, le tumulte des gens se convertissant à un brouhaha de fond incessant. Elle ne distinguait plus les mots ni les gestes que lui adressait son partenaire d'à côté. Le verre de cristal dégoulinait de bulles et de résine, remède efficace contre l'hernie menaçante du spleen. Les 150 bpm de la stéréo lui narguait les tympans, elle ne sentait plus que les dérives de son crâne en mode beaucoup trop planant. Quelle étrange sensation que de sentir son encéphale jouer au flipper avec ses neurones. Elle attendait. Elle attendait que l'alcool la rende complètement stone, que ces vapeurs la sorte de sa léthargie. Que la boussole se dérègle, le temps d'un verre de whisky.


# Posté le samedi 29 septembre 2007 12:04

Modifié le mercredi 07 mai 2008 05:58

Hocus Pocus.

Hocus Pocus.

[ Rennes - L'Antipode 21.11.07 ]

La complainte de mes tympans a cessé devant ce génie débordant de virtuosité.
Juste un énorme et profond respect à eux.


# Posté le samedi 08 septembre 2007 19:09

Modifié le jeudi 27 décembre 2007 20:29

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Assise là, en tailleur sur mon lit, la lueur de cet écran guidant mes écrits, j'essaye tant bien que mal de faire fuir mon esprit. Une tâche d'encre dans ma boîte crânienne m'a brouillé le système. L'inspiration n'est plus mienne. Pourquoi ai-je cette impression d'être si seule d'un coup ? J'ai cette pensée pour lui, qui m'anesthésie le coeur, l'instant d'un sourire. Et puis pour elles. En cette veille de rentrée, je me retrouve de nouveau sans épaule familière, ni attache quotidienne. Ma ville s'est vidée des quelques repères qui me restaient. Des brises estivales de liberté reviennent me caresser la mémoire, de précieux moments passés en votre compagnie. Vous n'êtes pas très loin, je le sais bien.

# Posté le samedi 08 septembre 2007 18:38

Modifié le mercredi 07 mai 2008 05:59